Cher collègue étudiant à qui je jase de temps en temps,

Tu me regardes souvent avec des yeux écarquillés quand j’énumère toutes les choses que je fais sur campus.

«Ben quoi?», je te réponds la majorité du temps, en haussant les épaules d’un air indifférent du genre, «Ouaaaais, je suis tellement au-dessus de mes affaires.»

Mais ce que tu ne sais pas c’est que, mine de rien, je capote.

Je capote parce que je me retrouve avec des responsabilités que je n’étais pas nécessairement prête à gérer. Pourtant, je leur fais face.

Je me dis: «T’as pas l’choix, ma p’tite!», comme m’aurait lancé mon grand-père, le sourire grand comme l’univers. S’occuper d’un journal étudiant, c’est pas comme faire une recette de Kraft Dinner quand t’as pas de lait. C’est réellement un poids sur mes épaules et c’est vrai qu’il y a des jours où je ne me sens pas à la hauteur.

Je capote aussi parce que je ne vois pas le temps passer. J’essaie de ne pas cligner des yeux trop souvent- c’est vrai qu’il y a des lundis où j’ai peur de les rouvrir et qu’on soit déjà rendu le vendredi après-midi.

Je capote parce que parfois dans ma tête, pour reprendre les paroles de ma prof, c’est comme une page Google Chrome avec 137 onglets d’ouverts en même temps. C’est vrai qu’il y a des jours où je ne sais plus où donner de la tête.

Mais mine de rien, à travers les longues soirées à travailler, les dissertations et les réunions, je tripe.

Je tripe parce que j’apprends à me connaître un peu plus à chaque jour. Parce que je suis toujours motivée par un projet intéressant.

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Je tripe parce que j’ai un plaisir incroyable à travailler avec des gens, étudiants ou non, aussi fous que moi. Je pense notamment à Alex Tétreault, Raphaël Robitaille et Mia Bourque de l’AEF, qui se donnent à fond pour leur mandat au sein de leur association étudiante. À Janik Guy qui s’investit de tout coeur dans des causes internationales et dans sa communauté. Et ce n’est que pour nommer ces magnifiques gens.

Je savoure les moments que je passe avec Alex et Raphaël dans le local de l’Orignal déchaîné à sortir des idées et des projets les uns plus fous que les autres. Une infime partie de ces projets va se concrétiser, j’en suis consciente.

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Mais je me dis que l’avenir appartient à ceux qui osent rêver.

Je tripe également parce que le fait de m’impliquer m’a aspirée dans un tourbillon d’opportunités professionnelles. Parce que ton dévouement ne passe pas inaperçu par les gens de la Laurentienne (merci encore pour tout, en passant!)

Oui, parfois je capote.

Mais je me dis que pour vivre une expérience universitaire au maximum, c’est aussi se donner à fond dans ce qui nous tient à coeur, de ne pas compter les heures et d’avoir du plaisir. Vous verrez qu’à la fin de votre séjour universitaire, la valeur de votre BAC outrepassera largement les chiffres et les cotes de cours qui seront inscrits sur votre relevé académique.

Je t’invite donc à faire comme moi, toi étudiant à qui je jase de temps en temps, à faire pareil. Je te gage une caisse pleine de boîtes de Kraft Dinner que tu ne vas pas le regretter.

Sincèrement,

Sophia

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